J'étais riche, immensément riche, je possédais un empire démesuré, un univers fou, extravagant. Mille choses étaient possibles, m'appartenaient, brillantes et précieuses, mille caresses et une intarissable tendresse, mille élans passionnés et une infinité de baisers.
Mon palais était confortable et doux, un refuge contre l'hostilité du monde, un havre de bonheur, une ile flottante délicieuse, une oasis paradisiaque.
Dans ce tourbillon je me suis perdue, en une nuit Babylone a chuté, le blizzard a tout emporté.
Maintenant je suis pieds nus dans la neige, à la rue, seule face à la rudesse de l'hiver, à traverser ce désert, ces jours désolés. Je suis pauvre, mes mains sont vides, je suis désoeuvrée.
Mais le soleil dans mon coeur mettra mille ans à s'éteindre, je n'ai pas froid.
J'avance pas à pas vers le printemps et peut-être, qui sait, qu'une petite maison aux fondations solides, simple, juste et droite, se trouvera sur le chemin qui me mène à l'été.
Peu importe. Je le trouverai, cet abri sans folie mais pas sans amour.
Je ne suis pas pressée.

4 commentaires:
et en attendant tu peut toujours venir "bruncher", crecher et rêver par ici... bisous
Indépendamment du contexte, de ce qu'il n'est plus... Peu importe, il s'agit d'autres chemins, d'autres richesses, d'autres palais. Ils sont là, mais tu ne le sais pas, tu le saurais si tu n'étais pas concernée, si tu devais réconforter une amie ou un proche. Prochain défi, les trouver ils sont infiniment là, parce que c'est toi...
Je compatis.
Merci.
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